Calcul du TJM freelance : trouver son taux journalier moyen

Le taux journalier moyen répond à une question simple : combien facturer chaque jour travaillé pour obtenir, une fois les charges et les jours non facturables déduits, le revenu net visé. Le nombre de jours facturables par an est ce qui fait le plus varier le résultat.

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Les étapes du calcul du TJM

Le calcul part du revenu net mensuel visé, multiplié par douze pour obtenir un revenu net annuel cible. Ce montant est ensuite remonté en chiffre d'affaires brut en tenant compte des charges propres au statut choisi : cotisations et charges sociales en micro-entreprise, charges sociales et fiscales plus rémunération du dirigeant en société. Le chiffre d'affaires annuel à facturer en résulte, avec la part des charges affichée séparément. Ce CA est enfin divisé par le nombre de jours facturables par an, c'est-à-dire les jours réellement vendus une fois retirés les week-ends, congés, jours fériés, prospection et administratif. Le résultat est le TJM à facturer pour que chaque jour vendu couvre sa part de charges et dégage le revenu net visé. L'ordre compte : changer le statut modifie les charges, changer les jours facturables modifie le diviseur, et les deux se répercutent sur le TJM final.

Ce qui fait varier le TJM

Deux paramètres pèsent plus que les autres : le nombre de jours facturables et le statut juridique. Prenons un revenu net visé de 3000 euros par mois, soit 36000 euros par an. Avec 200 jours facturables, le CA annuel à trouver se répartit sur 200 jours ; avec seulement 160 jours, le même CA se répartit sur 160 jours, ce qui augmente le TJM d'environ 25 %. Le statut joue aussi : une micro-entreprise et une société n'appliquent pas les mêmes charges, donc pas le même CA annuel pour un même revenu net, donc pas le même TJM. Un freelance qui sous-estime ses jours non facturables (formation, prospection, congés, creux d'activité) calcule un TJM trop bas pour le revenu qu'il vise réellement. Réviser à la baisse le nombre de jours facturables, ou à la hausse le revenu visé, sont les deux leviers qui font le plus bouger le chiffre final.

L'erreur la plus fréquente sur le TJM

L'erreur la plus courante consiste à confondre jours travaillés et jours facturables. Un freelance qui compte ses 220 jours ouvrés dans l'année comme autant de jours facturés obtient un TJM artificiellement bas, car dans la réalité une partie de ce temps part en prospection, en administratif, en formation ou en creux d'activité non facturé. Le TJM affiché semble alors accessible face à la concurrence, mais il ne couvre pas le revenu net réellement visé une fois les jours creux soustraits. La deuxième erreur est de raisonner en chiffre d'affaires brut sans intégrer les charges propres au statut, ce qui fait paraître un TJM suffisant alors qu'il ne laisse presque rien de net. Ces deux erreurs se traduisent par le même résultat concret : un revenu net inférieur à celui visé en fin d'année, découvert trop tard pour être corrigé sur les missions déjà facturées.

Questions fréquentes

Combien de jours facturables prendre en compte par an ?

Le nombre de jours facturables dépend du rythme de chacun : jours ouvrés dans l'année, moins les congés pris, les jours fériés, le temps de prospection, d'administratif et les périodes creuses. Un freelance qui débute prend souvent une hypothèse plus prudente que celui qui a un portefeuille de clients stable. Ce chiffre est une hypothèse de travail à ajuster selon son activité réelle, pas une donnée fixe universelle.

Quelle différence entre TJM en micro-entreprise et en société ?

En micro-entreprise, les charges sociales sont calculées en pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, sans déduction de frais réels. En société, la structure verse une rémunération au dirigeant et supporte des charges sociales et fiscales différentes, avec la possibilité de déduire des frais professionnels. Pour un même revenu net visé, le chiffre d'affaires annuel à facturer, donc le TJM, n'est pas calculé de la même façon selon le statut choisi.

Le TJM calculé inclut-il les périodes sans mission ?

Le TJM sert de base de calcul pour chaque jour effectivement facturé, il ne compense pas automatiquement les jours sans mission. C'est justement le nombre de jours facturables saisi qui doit refléter cette réalité : moins un freelance facture de jours dans l'année, plus son TJM doit être élevé pour atteindre le même revenu net, puisque le chiffre d'affaires annuel se répartit sur moins de jours vendus.

Comment vérifier si le TJM obtenu est réaliste ?

Le TJM calculé indique ce qu'il faut facturer pour atteindre un revenu donné, pas ce que le marché est prêt à payer. Sa cohérence se vérifie en le comparant aux tarifs pratiqués sur des missions similaires, à l'expérience et à la zone géographique concernée. Si l'écart est important, il faut revoir le revenu visé, le nombre de jours facturables ou le statut, plutôt que de considérer le chiffre obtenu comme figé.